"Je n'ai pas besoin de bagage pour la route
J'aimerais sur le chemin garder les mains libres
avoir lâché prise me laisser porter
flotter au fil du temps jusqu'à perdre de vue le temps
Je n'emporterai avec moi que ce qui ne pèse rien
Ton éclat de rire un soir rue Fontaine
Un rouge-gorge par grand froid qui vient manger tout près
Ta main dans ma main pendant l'atterrissage
parce que tu as peur et ne veux pas le montrer
Claude Roy
Solstice d'été, le jour le plus long de l'année. Il flotte dans l'air un avant-goût de vacances, un besoin de légèreté favorisé par le grand beau temps réapparu. Lâcher prise et se laisser porter, qui n'en rêve?
Lu dans:
Claude Roy. A la lisière du temps. Rien à déclarer. NRF Gallimard. 208 pages. Extrait page 130.
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