23 avril 2026

Une réalité à l'envers

« Inspirée de faits réels, la bande d’images de ce film a été générée par l’IA. Si vous vous êtes reconnu à l’écran, c’est que vous n’existez pas. » 
                        Olivier Smolders


                        

Entre réalité et pointe d’ironie, Olivier Solders raconte l'histoire d'un ami d'enfance peu ordinaire. Réalisé avec l'aide de l'IA, ce court métrage est comme une déclaration adressée à cet ami disparu. L'œuvre joue avec subtilité sur la frontière entre réel et fiction, bien en phase avec notre époque où réel et virtuel se cotoient sans cesse. Jusque dans nos jeux les plus classiques: une patiente me signale hier être devenue addict aux puzzles Wasgij (le mot "jigsaw / puzzle" épelé à l'envers). Comme "envers du décor", l'image à reconstituer ne correspond jamais à celle figurant sur la boîte. Le concept repose sur l'utilisation d'indices visuels pour reconstituer une scène différente, souvent liée à un changement de perspective ou de temporalité: assembler ce que les personnages représentés sur la boîte voient eux-mêmes, ou voyager dans le temps et reconstruire la scène de la boîte dans le futur, soit encore deviner ce qui va se passer dans les minutes suivant l'instant figé sur la boîte. Loin d'une simple reconstruction visuelle passive au départ d'un modèle, le jeu fait appel à l'imagination, à la créativité et à une reconstruction d'un réel visible vers un réel imaginé au départ  d'indices suggérés. "On s'ennuie profondément quand après cela on reprend un puzzle classique" me raconte la patiente. On veut bien la croire, elle en est à sa 65ème boîte en un an. L'auriez-vous deviné: on ne recommence jamais un puzzle Wasgij terminé, le plaisir étant dans le déchiffrage mental d'une réalité cachée, le refaire en connaissant la solution ne présente plus aucun intérêt. 


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Fabienne Bradfer. L’IA est un nouvel outil qui dépend de la qualité de celui qui s’en empare. Le Soir du mercredi 22 avril 2026
Olivier Smolders. Souvenirs d’un ami. Documentaire. Belgique. 24 minutes. 2026 
Le puzzle Wasgij. https://wasgij.com/fr-be

21 avril 2026

Relire à distance

 "Revenant à Venise après deux mois, je suis surpris de retrouver mon autre monde inchangé, à peine ridé par l'absence.  Je me remets à lire avec plaisir les hebdomadaires abandonnés, articles périmés, compte-rendus de films disparus de l'affiche, livres chassés des vitrines des libraires, articles d'actualités  et publicités pour des vacances révolues. Le silence sans urgence de l'inactuel, de ce qui est arrivé hier."                                        Pierre Hebey 

                             

Amusant exercice, prendre au hasard un ouvrage datant de trente ans et y découvrir un passage traitant de l'inactualité. Rien ne périme davantage que ce qui est neuf.


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Pierre Hebey . Le goût de l'inactuel. NRF Gallimard. 1998. 294 pages. Extrai p18.

20 avril 2026

Que cachent ces façades?

 "Dès l’origine le désir de vie s’accompagne du désir de beau, prime signal de sens et de valeur ? Il y a l’âme du monde qui aspire à la beauté, et il y a l’âme humaine qui y répond, par la création artistique à multiples facettes."   

                                         François Cheng


Un parcours d'artistes de toute beauté  a animé notre commune ce weekend, redécouvert à vélo ou par navettes gratuites. Des rencontres inattendues, 150 artistes aussi modestes que passionnés,  L'écrin vaut parfois la perle, chapelle rénovée, atelier d'artiste sublimé, maison familiale transformée en bombonnière aux presonnages féériques, atelier de céramique transformé en paysage d'étangs et d'oiseaux. La beauté sauvera le monde n'est pas un simple slogan. 


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  • François Cheng. De l'âme: Sept lettres à une amie. Albin Michel 2016. 162 pages
  • Parcours d’artistes ItinérArt les 17, 18 et 19 avril à Anderlecht. Découverte des œuvres de plus de 150 artistes à travers une cinquantaine de lieux. Au programme : gravure, peinture, sculpture, photo, vidéo, mais aussi concerts, théâtre, danse et animations diverses Des visites guidées gratuites en bus ou à vélo sont organisées. Vernissage : Vendredi 17 avril à 19h à De Rinck (Place de la Vaillance 7, Anderlecht).
  • Escale du Nord , le programme 

18 avril 2026

La beauté des choses fanées

 

"Liée aux paysages, aux objets et même aux êtres humains, l'idée du wabi-sabi peut être comprise comme une appréciation d'une beauté vouée à disparaître, voire comme une contemplation éphémère de quelque chose qui devient plus beau en vieillissant, en s'estompant, et qui acquiert par conséquent un nouveau charme: la beauté des choses fanées".  
                    Andrew Juniper


Le bouquet de jardin a perdu ses pétales cette nuit, étalées à ses pieds comme la traine d'une robe de mariée. Une beauté éphémère succède à une autre, plus émouvante encore. Il y a une beauté d'après, que le regard se doit de saisir. 


           


                

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Wabi Sabi: Andrew Juniper. The Japanese Art of Impermanence. Tuttle. 2003. 165 pages






17 avril 2026

L'intelligence des mains

 « …Qu’est ce qu’un artisan ? C’est un rêveur qui transmet son âme à ses outils… »   
                        Alexander zt Emilienne Devaert

                          

Un parcours d'artiste démarre ce soir à Anderlecht pour un long weekend. Sculptures, peintures, photos s'exposent pour notre bonheur à tous. L'intelligence des mains, des yeux, des oreilles partagée au plus grand nombre. Reconnaissance bien méritée pour tant de personnalités aussi douées que modestes. On s'en réjouit.


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ItinérArt · Parcours d'artistes d'Anderlecht.
Le parcours d’artistes ItinérArt revient les 17, 18 et 19 avril à Anderlecht ! Partez à la découverte de la commune et découvrez les œuvres de plus de 150 artistes à travers une cinquantaine de lieux.Au programme : gravure, peinture, sculpture, photo, vidéo, mais aussi concerts, théâtre, danse et animations diverses…
Vernissage : Vendredi 17 avril à 19h à De Rinck (Place de la Vaillance 7, Anderlecht). Toutes les infos sur le site du Centre culturel d’Anderlecht : escaledunord.brussels

16 avril 2026

Prendre le large

« Dans la vie, il faut savoir se contenter de beaucoup. »
Jacques Prévert 

                                 


S'entourer de personnes qui vous emmènent au large, la barque chargée de grands filets: avec de petits filets on ne prend que de petits poissons. Se méfier des gens trop raisonnables qui en permanence prêchent le retour au port, la sécurité à l'abri des vents contraires. A trop s'assurer, n'oublie-t-on pas de vivre.   


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cité par "Noël Godin dégaine sa Bible anarchiste", Nicolas Crousse. Le Soir 16 avril 2026. Livres. p.15

13 avril 2026

La planète bleue

 « Ce qui m’a frappée, ce n’était pas nécessairement la Terre elle-même, mais toute cette obscurité qui l’entourait. La Terre n’était qu’un simple canot de sauvetage suspendu, immobile, dans l’univers. (..) Planète Terre, vous êtes un équipage."  

            Christina Koch (astronaute, au retour de la mission Artémis II, le 12 avril 2024) 



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Fin de mission pour Artemis II. Belga, repris par Le Soir. 13 avril 2026

11 avril 2026

Le luxe de la surprise


"Ne demande jamais ton chemin
tu risquerais de ne pas t'égarer." 
                        Anne Rothschild


S'égarer, ce n'est pas se perdre, c'est laisser une chance à l'imprévu de nous trouver. Cela porte un beau nom, sérendipité, ou "trouver quelque chose que l'on ne cherchait pas". Ce qui permit à Christophe Colomb de trouver l'Amérique alors qu'il explorait la route des Indes, ou à Alexander Fleming de découvrir la pénicilline en triant à son retour de vacances des cultures contaminées par de la moisissure. Quand on ne sait plus où l'on va, on regarde autour de soi. L'attention se déplace de la destination vers le paysage. Transformer nos failles en possibilités nous offre parfois le luxe de la surprise. Et vous: quel fut votre meilleur "mauvais tournant", débouchant sur une bonne surprise ?


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Anne Rothschild. Quel monde à venir? Levant. 2024. 74 pages. Extrait p. 12

09 avril 2026

Mirages

"Un jour de mars 2025, le président d’une association promouvant la déconnexion demanda à l’Intelligence Artificielle de Mistral de lui établir la liste des ouvrages les plus pertinents sur notre servitude numérique. Le robot obtempéra, et me cita parmi les cinq auteurs les plus importants  jamais écrits sur le sujet. Une belle reconnaissance. À un détail près : je n’avais pas écrit l’essai qui m’était attribué et justifiait ma place dans ce classement. Ce livre, d’ailleurs, n’avait jamais été ni rédigé, ni publié. Notre révolution numérique nous fait peu à peu entrer dans l’âge des prophéties autoréalisatrices. Pour la machine, le livre existait sans avoir été écrit. Il fallait donc m’y atteler, avant que le robot ne décide de l’écrire lui-même."     
                            Bruno Patino

                              

Entre deux frustrations, celle d'avoir écrit un livre essentiel et ne pas être reconnu, ou celle de ne pas l'avoir écrit et l'être, que préférer? Quand Hergé dessinait des mirages dans le désert de "Tintin au pays de l’or noir", il nous  initiait au mystère des destinations inatteignables car inexistantes, notion essentielle pour garder la bonne distance face aux chimères de la vie. 


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Bruno Patino. Le temps de l'obsolescence humaine. Grasset. 2026. 208 pages

L'ailleurs de l'autre

 

"Des yeux pour entendre
l’autre moitié de soi.
Un regard pour entendre
l’ailleurs de l’autre."
                    Brit Bennett,


Le Public présente "Le tremblement du monde", utopie fondée sur l'oeuvre d'Edouard Glissant pour qui "les frontières sont une invitation à goûter les différences". Par la voix d’Étienne Minoungou, conteur infatigable, de Katrine Suwalski, joueuse de ténor, et du multi-instrumentiste Simon Winsé, un spectacle envoûtant qui explore les possibilités d'un monde refusant les replis identitaires et nationalistes. Une bulle dans une actualité ô combien déstabilisante, qui détruit à petit feu les idéaux d'une vie, bulle intercalée comme une sorte de thérapie. 


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Edouard Glissant. Tout-Monde. Gallimard. Folio. 1995. 624 pages. 
Théatre Le Public. Le tremblement du monde.  Avec Étienne Minoungou, Katrine Suwalski et Simon Winsé

08 avril 2026

Mon meilleur ami

 "Quel aura été l'ami le plus compliqué, le moins fiable que j'aurais eu, si ce n'est moi?" 
                            Pierre Hebey


                         

Ce patient se désole de s'être disputé la veille avec son fils, puis aa femme, puis son voisin: "Je hais les gens, et ils me le rendent bien." Je le rassure comme je peux: "On ne se suppporte si souvent déjà pas soi-même, comment s'étonner dès lors que les autres nous soient parfois insupportables?" Il semble étonné par pareille évidence, mais finit par en sourire.  


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Pierre Hebey. Le goût de l'inactuel. NRF Gallimard. 1998.  294 pages. Extrait p.17

07 avril 2026

Quand la répétition fait la norme

 "Normalisation de la déviance, concept mis en lumière par la sociologue Diane Vaughan, qui pose qu’à force de vivre avec des dysfonctionnements, on finit par considérer leur existence comme normale."                                     Bruno Patino


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Bruno Patino. Le temps de l'obsolescence humaine. Grasset. 2026. 208 pages.

05 avril 2026

Pâques

 "Angelo partit à quatre heures du matin. Les bois de hêtres (.. ) étaient très beaux. Ils étaient répandus par petits bosquets sur des pâturages très maigres couleur de renard, sur des terres à perte de vue , ondulées sous des lavandes et des pierrailles. Le petit chemin de terre fort doux au pas du cheval (..) serpentait entre ces bosquets d'arbres dans lesquels une lumière oblique ouvrait de profondes avenues dorées."  

                            Jean Giono


Merveilleux matins de Päques. Un foisonnement d'images avec en arrière-fond le sentiment de se remettre en route après l'hiver, dans la lumière du petit matin qui s'éveille. Le retour des cloches et la chasse aux oeufs, on y croit toute une vie.  Je vous souhaite une bonne fête de Pâques.


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Jean Giono. Le Hussard sur le toit. Gallimard. 1951. 498 pages

03 avril 2026

Embarquement immédiat

 " Les clients qui empiètent sur le ou les sièges voisins doivent acheter le nombre de sièges nécessaires. L’accoudoir est considéré comme la limite entre les sièges." 

                Southwest Aviation. 


Une récente circulaire de Southwest Aviation précise les conditions d'accès en cabine pour les passagers en surpoids. Les modalités d''application restent à définir, l'utilisatio d'un siège-test n'est pas exclue. On rit, ou pas. Considérée longtemps comme un péché captal, la gourmandise, l'obésité morbide sera-t-elle un jour recoonnue comme une maladie source de handicap? 

02 avril 2026

Le Destin, un arc qui choisit sa cible

"On pense à tort que le destin concerne le futur; le destin, c'est le passé. C'est à lui qu'il est impossible d'échapper." 
            Josepha Calcerano

                              


La phrase peut séduire car elle inverse notre intuition de ce que serait une destinée. Loin d'être un arc tendu vers l'avenir, elle se résumerait à tout ce qui a été vécu, transmis, incorporé dans notre passé et qui désormais nous constitue. La formule de Josepha Calcerano est néanmoins troublante et on peut s'étonner qu'une jeune auteure, lauréate d'un prix Jeunesse, puisse s'accomoder d'une vision à ce point contraignante de l'antique Destin, celui des dieux ancestraux ou de l'Inch Allah coranique. Le propre de l'être humain ne consiste-t-il pas à inlassablement remplacer  'C'est écrit' par 'C'est possible'? Il n'y a pas de destin, qu'il soit passé ou futur, mais sans cesse de nouvelles opportunités à saisir. Il faut relire Albert Camus dans Le Mythe de Sisyphe, pour qui la trajectoire humaine n'est pas faite de fatalités mais de choix. Certes, Sisyphe ne peut échapper à la pierre qu'il roule inlassablement, comme nous ne pouvons échapper ni à notre finitude ni à notre histoire. L’essentiel n’est pas là, l’essentiel est dans la manière de les habiter et dans le refus de les sacraliser comme un destin aliénant. Sans nier le poids du passé, il existe une sagesse qui consiste à garder une distance fragile et toujours à reconquérir entre ce qui nous a faits et ce que nous faisons de ce qui nous a été fait. Le passé est pétrifié, mais le sens du passé, lui, ne l’est jamais. Ainsi, Sisyphe est heureux non parce que sa situation change, mais parce qu'il assume le choix de continuer plutôt que de s'arrêter, se préservant une capacité à rouvrir le possible là où tout semblait clos.  La liberté et le choix qu'il se donne de porsuivre est son bonheur d'être humain. 

Remarquez, cette improvisation inattendue sur le sens des choses et des choix assumés ne préjuge en rien des qualités du Grand Test, ni que ce soit un très beau roman. C'est une qualité qu'il nous fasse réfléchir. . 


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Josepha Calcerano. Le Grand Test . Le muscadier . Rester vivant. 250 pages. 2024. Lauréate du Prix Première Victor du Livre Jeunesse 2026 

01 avril 2026

Une étrange disparition

 

Le Soir — Édition spéciale | 1er avril

Disparition inexpliquée du président Trump : Washington sous tension, le monde en alerte

Washington. — L’inimaginable s’est produit dans la nuit de lundi à mardi : le président des États-Unis, Donald Trump, est introuvable. À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune piste n’est écartée par les autorités américaines, qui évoquent une situation « d’une gravité exceptionnelle ». Selon des informations confirmées par plusieurs sources proches de l’exécutif, c’est le majordome en chef de la Maison-Blanche qui a donné l’alerte aux premières heures du jour. En pénétrant dans la chambre présidentielle peu après 5 heures du matin, il aurait découvert un lit défait, des vêtements éparpillés au sol — pyjama, peignoir et effets personnels — comme abandonnés à la hâte. Plus troublant encore : un mot manuscrit, laissé sur la table de chevet. Une phrase brève, énigmatique :
« Ne me cherchez pas, je reviens rapidement. »

Un dispositif de sécurité maximal

Le Secret Service a immédiatement enclenché le protocole d’urgence. Le FBI a été saisi dans la foulée. Dès l’aube, un périmètre de sécurité renforcé a été établi autour de la Maison-Blanche, tandis que des équipes cynophiles ratissent méthodiquement les jardins et les abords immédiats. Dans le ciel de Washington, plusieurs hélicoptères survolent la ville sans discontinuer. Une description pour le moins inhabituelle circule parmi les équipes engagées : celle d’un homme âgé, possiblement vêtu d’un pyjama clair et d’un peignoir, susceptible d’errer dans les rues de la capitale.Sur le fleuve Potomac, une unité de plongeurs a été déployée en fin de matinée. « Toutes les hypothèses sont envisagées », a déclaré un responsable fédéral sous couvert d’anonymat.

Entre enlèvement, fugue ou opération clandestine

Les spéculations vont bon train, tant à Washington que dans les chancelleries étrangères. La piste d’un enlèvement, bien que non confirmée, est prise très au sérieux. Dans un contexte international particulièrement tendu, certains analystes n’excluent pas que le président américain puisse servir de levier dans des négociations secrètes liées au conflit en Iran. D’autres évoquent un scénario plus déroutant : celui d’une fugue volontaire, possiblement liée à un épisode de confusion. « Le contenu du message laisse planer un doute troublant sur l’état d’esprit du président au moment de sa disparition », confie un ancien conseiller de la Maison-Blanche. Une hypothèse plus singulière circule également dans certains cercles diplomatiques : celle d’un rendez-vous clandestin, dont la nature politique ou personnelle reste inconnue.

Une piste internationale sensible

Enfin, une théorie plus explosive commence à émerger : celle d’une possible intervention d’un service de renseignement étranger. Des tensions récentes entre Washington et Tel-Aviv, notamment autour de la gestion du conflit au Moyen-Orient, alimentent des conjectures impliquant les services israéliens. Aucune preuve tangible ne vient toutefois étayer cette hypothèse à ce stade.

 Une planète suspendue à l’inconnu

À Bruxelles comme à Paris, à Moscou comme à Pékin, les réactions oscillent entre stupeur et prudence. Les marchés financiers ont ouvert en nette baisse, tandis que plusieurs réunions d’urgence ont été convoquées au sein des institutions internationales. À Washington, le vice-président a été placé sous haute protection, sans qu’aucune déclaration officielle n’ait encore été faite sur un éventuel transfert temporaire de pouvoir. En attendant, une question domine toutes les autres : où est passé le président des États-Unis ? Et surtout reviendra-t-il comme il l’a lui-même écrit ?

C.V.