"Revenant à Venise après deux mois, je suis surpris de retrouver mon autre monde inchangé, à peine ridé par l'absence. Je me remets à lire avec plaisir les hebdomadaires abandonnés, articles périmés, compte-rendus de films disparus de l'affiche, livres chassés des vitrines des libraires, articles d'actualités et publicités pour des vacances révolues. Le silence sans urgence de l'inactuel, de ce qui est arrivé hier." Pierre Hebey
Amusant exercice, prendre au hasard un ouvrage datant de trente ans et y découvrir un passage traitant de l'inactualité. Rien ne périme davantage que ce qui est neuf.
Lu dans:
Pierre Hebey . Le goût de l'inactuel. NRF Gallimard. 1998. 294
pages. Extrai p18.
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