29 avril 2022

Quand on se quitte


 "Quand viendra le printemps,
les fleurs fleuriront de la même manière
et les arbres n'en seront pas moins verts qu'au printemps dernier."
                        Fernando Pessoa
                                      
                                                               
Un ami nous quitte, il laisse derrière lui un monde meilleur qu'à sa naissance. Les printemps se répètent, similaires, les humains transmettent.


28 avril 2022

Sagesse de Boris Vian

 

"Je voudrais que tu sois là,
Que tu frappes à la porte,
Et tu me dirais c'est moi,
Devine ce que j'apporte,
Et tu m'apporterais toi ." 
                    Boris Vian

 
Lorsque un conjoint, un parent, un enfant est hospitalisé, au bout de sa vie, c'est étonnant comme l'idée du bonheur se simplifie.


27 avril 2022

Beauté légère


"Beauté
perdue comme une graine         livrée aux vents     aux orages
ne faisant nul bruit     souvent perdue
mais elle persiste à fleurir au hasard     ici     là
nourrie par l'ombre    accueillie par la profondeur.
Légère     frêle     presque invisible
apparemment sans force     exposée     abandonnée     livrée
une fleur s'ouvre au versant des montagnes.

Cela est    persiste contre le bruit     la sottise
tenace parmi le sang et la malédiction
ainsi l'esprit circule en dépit de tout. "
                        Philippe Jaccottet


Ce matin au réveil nos voisins nous surprennent, printaniers. Le premier entame la grande taille végétale de son jardin envahi par la broussaille. Tout y passe, du gazon aux arbres, le repiquage de bulbes, l'achat de plantes vivaces. Une transformation inattendue d'un espace devenu déprimant en un jardin à la Monet (enfin, presque). Le second remet à neuf, tout blanc, tout beau, une façade défraichie qui s'écaillait. Elle reflète désormais le soleil sur notre terrasse, pur bonheur.


Lu dans:

Philippe Jaccottet. La Semaison. Carnets 1954-1967. 1962, in La Pléiade. Paris. 2014. Extrait page 365 et 366.

26 avril 2022

Pata Pata

 « Quand j’étais jeune, ma mère m’encourageait à imaginer un monde sans ségrégation. Plus tard, en tant qu’activiste contre le système carcéral, j’ai imaginé à quoi ressemblerait une société sans prison. En allant plus loin, il faudrait imaginer une société qui ne soit pas déterminée par le capitalisme, par les résidus du colonialisme, un monde qui ne serait pas défini par des frontières. » 

                Angela Davis, au Théatre National ce lundi 25 avril



La célèbre militante afro-américaine n’a rien perdu de sa verve.  C’est par le très festif Pata Pata de la Sud-Africaine Miriam Makeba qu’Angela Davis a été accueillie ce lundi matin au Théâtre National, à Bruxelles. Sourire aux lèvres, la septuagénaire a semblé puiser émotion et énergie dans cette haie d’honneur musicale avant d’entamer un marathon de rencontres. Bien sûr, rêver d'un monde ne le change guère, et les utopies se fracassent au choc de réalités, mais ce remue-méninges vaut bien des conversations sur le temps maussade et l'interdiction de circuler au centre-ville.

 

Lu dans:
Catherine Maekereel. Angela Davis   ou le rêve   de la liberté pour tous. Le Soir  26 avril 2022. Extrait p.5

25 avril 2022

Sagesse de Carl Norac

 

"Elle m’a dit : « Laisse le temps passer. »
C’est ce que nous avons fait, longtemps.
Nous avions si joyeusement
bien plus d’une minute à perdre."
             Carl Norac



Un jour on s'aperçoit que c'est l'automne. On prend conscience qu'on entre dans un âge dont on sait qu’il n’y en a plus d’autre à attendre après lui, alors que plus jeune l'horizon des possibilités apparaît infini, comme un cascade dont l'eau s'écoulerait pour l'éternité. Il faudra désormais vivre intensément au présent, sans illusion ni désillusion non plus. Pour certains cela commence plus tôt que pour d'autres: Montaigne se retire de la vie publique pour s'installer dans sa célèbre libraire aux murs tapissés de maximes au dernier étage du château d’Eyquem le jour de ses 38 ans, "dégoûté de l’esclavage des charges publiques, se sentant encore en pleine vigueur,  dans le calme et la sécurité, pour y franchir les jours qui lui restent à vivre." Encore faut-il pouvoir se le permettre, comme le racontent de très vieux patients, condamnés à leur époque à un travail sans fin rendu supportable par l'infusion de périodes de repos dans le travail. L’ébéniste, l'agriculteur, le négociant, l'artisan, le petit commerçant pouvaient s’arrêter, discuter avec le voisin ou aller boire un coup, puis reprendre leur tâche. Et interrompre la journée par la prise d'un repas convivial, voire d'une sieste. Et puis, impensable de nos jours, "on chantait à l'atelier". Montaigne chantait-il dans sa librairie?
 



Lu dans:
Carl Norac, Anne Herbauts (Illustrations). Petits poèmes pour y aller. EDL. 2022. 122 pages
Thierry Gontier. Montaigne et la vieillesse: une philosophie des âges de la vie. L'Agora, une agora, une encyclopédie. 26 mars 2003

23 avril 2022

La vie dont on rêve


"Quand il cherchait de l’or
il récoltait le vent (./..)
quand il revenait les mains vides
lui restait juste un peu des sept couleurs
sur la peau     dans le sang      au fond des yeux

La première pluie le nettoyait
lui rendait sa blancheur         c’était le signal
il fallait repartir."
             Daniel Charneux
 


La vie comme un bateau qui rentre au port, chaque escale annonce le prochain départ.


 

Lu dans:
Daniel Charneux. À bas bruit. Ed. Bleu d’encre. 2022. 81 pages

22 avril 2022

 « Le pire est d’avoir une âme habituée. »

                    Charles Péguy


20 avril 2022

Rien n'est perdu

 

"Ce qui te manque
cherche-le dans ce que tu as."
                         Daniel Charneux



C'est une des histoires les plus amusantes qui m'aient été contées, et interpellante sur le fonctionnement de notre cerveau. Un superbe couteau suisse est offert à un de nos amis, qu'il cache soigneusement pour éviter qu'on le vole. Las, après une semaine il en a oublié la place, fouille la maison de la cave au grenier, tiroir après tiroir, entre les draps de la penderie, en-dessous des poubelles, sans en retrouver la trace. Un an plus tard, son épouse lui offre exactement le même, surprise appréciée. Il la remercie, cherche une place pour le mettre en sécurité...  et retrouve le cadeau perdu l'année précédente.



Lu dans:
Daniel Charneux. À bas bruit. Ed. Bleu d’encre. 2022. 81 pages

19 avril 2022

Aux cimaises


"Un arbre-bateau     
un vieux tilleul de 250 ans
immense     majestueux     un peu décati par endroits
avec des ramifications intéressantes
[… qui] se situe         au point le plus haut de la région
comme un navire         prêt à se lancer
sur la mer du paysage.»  
            Caroline LAMARCHE



 
Lundi au soleil au pays des arbres, dont certains nous narguent un peu du haut de leur siècle. Les épicéas sont morts, rongés par les scolytes, les fruitiers ont passé l'alerte du gel et resplendissent. Les fruits passeront cette année la promesse des fleurs. Accrochés au sol pentu, certains penchent dangereusement, mais les racines tiennent. Les plus jeunes des petits-enfants les escaladent dès leur arrivée, au plus haut au mieux et les filles ne sont pas les dernières, car quoi de mieux pour voir loin que de se hisser sur les épaules d'un géant. Perchés ainsi, c'est sûr, ils discernent bien mieux l'avenir que nous.



Lu dans:
Caroline Lamarche et Aurélia Deschamps (illustratrice). Mille arbres. Ed. CotCotCot, coll. Combats. 2022. 80 p.

17 avril 2022

Matin de Pâques


"La vaste mer au lointain
Une flaque d'eau
Peu importe
Si tu es cristalline
Tu contiens le ciel."  
                Garous Abdolmalekian
 


Un matin de Pâques, avec sa luminosité, le carillon réapparu des cloches lointaines, la ruée vers la mer, le sable qui fait les forts dont on peuple les souvenirs des enfants. Ce matin ce sont eux qui nous apprennent à voir le reflet du ciel dans une flaque. 


Je vous souhaite un bon lundi de Pâques, si vous êtes attentifs il reste peut-être l'un ou l'autre œuf oublié sous vos pas.

 

Lu dans:
Garous Abdolmalekian. Nos poings sous la table. Edition bilingue français-persan. Esquisse 1. Ed. Bruno Doucey. 2012. 112 pages.

11 avril 2022

Rameaux protecteurs


"Sais-tu le proverbe
qui dit que l'homme a trois oreilles ?
le cœur est la troisième
et c'est l'oreille de l'enfance
celle qui entend dans la vieille maison
les chansons et les rires d'une autre vie
comme une lumière d'étoile
affleurant à la nuit."
                    Jean Pierre Siméon

 

Le dimanche des Rameaux, la semaine avant Pâques, ouvrait une semaine chargée de célébrations diverses débouchant sur la fête pascale... et les vacances. On ramenait un brin de buis à la maison censé nous protéger contre l'orage et les tempêtes, comme le pain de la Saint Hubert le faisait contre la rage et la médaille de Saint Christophe contre les accidents de voiture. Faute d'une protection réelle - et gratuite - , le sentiment d'être protégé simplifiait déjà l'existence. Actuellement, on assure, notion essentiellement différente. Moyennant contrat et finances, on reçoit l'assurance d'une prise en charge après un malheur, ou d'une contribution en monnaie sonnante et trébuchante. La notion de protection est devenue rétrospective.




Lu dans:
Jean Pierre Siméon. Lettre à la femme aimée. Gallimard 2017. 224 pages.

09 avril 2022

Le cercle des amis disparus


"Je me suis replié dans ma bibliothèque     
à l'abri
des tracas du quotidien
et des fracas de notre époque de plomb
auprès de ceux que je considère comme des amis
souvent plus proches que ceux de la société des vivants."
                        Gérard Oberlé



Il reste une heure dans la journée, moment précieux où le vécu se concentre avant de sombrer dans le sommeil. Éclairé par une seule lampe qui trace un cône lumineux sur son plan de travail, le bureau qui aura traversé ma vie et lui survivra soutient ma rêverie. On ne possède pas ce genre d'objet, il transite dans notre existence nous laissant le seul privilège de l'utiliser. Il a déjà traversé celle du grand-père de ma femme, médecin lui aussi, et aura entendu sans s'y mêler en près d'un siècle quelques 500.000 consultations-confidences. J'essaie d'imaginer le contenu des plus anciennes: furent-elles différentes de celles de cet après-midi, pas sûr. Rien n'est plus universel, intemporel et humain que l'espoir de vivre un amour, d'assurer à ses enfants un avenir meilleur, d'échapper à la pauvreté, de vivre en sécurité et de bénéficier d'une bonne santé. Nos consultations sont peuplées de la peur de perdre tout cela, et les remèdes changent de forme mais pas de fond. Surplombant les rayonnages abritant les derniers dossiers papiers - désormais un vestige à l'époque de l'informatique - la collection intégrale des  Budé, rassemblant tous les textes grecs et latins jusqu'à la moitié du VIe siècle, semble me surveiller.  Un de mes titulaires d'humanités anciennes, devenu patient, me les avait confiées à son décès pour que j'en fasse bon usage. Certains jours d'incertitude, je lève les yeux vers eux et les interroge "Que feriez-vous dans le cas présent?" Si je tends bien l'oreille, il arrive qu'un de ces amis éternels me soufflent non pas une réponse, mais une suggestion d'explorer telle ou telle piste de réflexion. L'amitié ne connaît ni les siècles ni les frontières.

 
Lu dans:
Gérard Oberlé. Petite nécropole littéraire. Grasset. 2022. 416 pages.

07 avril 2022

Il est terrible le petit bruit de l'œuf dur cassé sur un comptoir d'étain (Prévert)

 "C'est un homme pauvre qui s'installe tous les matins sur un banc devant un boui-boui parce que, même s'il ne peut pas s'acheter de petit déjeuner, il adore l'odeur du bacon en train de frire. Alors il reste là assis et le hume tout son saoul. Mais le patron du restaurant le remarque et au bout de quelques jours ça commence à lui taper sur les nerfs alors il sort avec une assiette en fer blanc et dit : "Maintenant il faut payer tout le plaisir que vous a donné mon bacon". L'homme pauvre glisse une main dans sa poche, sort une pièce d'argent et la fait tomber dans l'assiette. Ensuite il la ramasse et la remet dans sa poche. "Ce n'est pas ce que j'appelle payer !" dit le patron furieux, et l'homme pauvre lui dit en souriant : " Ça me paraît juste : moi j'ai l'odeur de votre bacon, vous avez le bruit de mon argent !"

            Nancy Huston


 

La pub télé, après le JT, n'est-elle pas le rituel qui a progressivement remplacé les histoires avant le lit pour les enfants?  C'est court, cela raconte des malheurs qui finissent bien, et après ça on dort. S'y ajoutent maintenant les clips de campagne avant le premier tour en France ce dimanche. Ici aussi, c'est court et ça finit toujours bien. Mais comment se débarrasser de l'impression tenace que ce qui est vendu n'est que l'odeur du bacon ou le bruit que fait l'argent qui tombe dans l'assiette?
 

Lu dans:
Nancy Huston. Lignes de faille. Prix Femina 2006. Actes Sud 2006. 496 pages

06 avril 2022

Tant qu'il y aura des hommes

 "Ça leur fait mal, aux hommes, pourtant maîtres du monde, de ne pouvoir maîtriser une partie si cruciale de leur anatomie ; ça les énerve qu'elle puisse se mettre au garde-à-vous alors qu'ils ne lui ont rien demandé, ou refuser d'esquisser le moindre mouvement quand ils en ont le plus urgemment besoin. D'où leur tendance à se cramponner aux choses qui demeurent rigides de façon fiable : fusils-mitrailleurs, médailles, attachés-cases, honneurs, doctrines."

                            Nancy Huston
 


Le tableau, longtemps occulté, de Gustave Courbet "L'origine du monde" représente sans complaisance un sexe féminin. On s'offusque moins des concentrations de force et de pouvoir n'offrant au regard que des hommes, le sexe bien dissimulé par les règles de la bienséance, liés si souvent à la destruction du monde. Autour de la table du Kremlin, rien que des hommes, dans les milliers de tanks russes sur les routes d'Ukraine des hommes, face à eux pour les détruire encore des hommes. On n'est pas fier d'en être. Les récents massacres de la guerre en Ukraine laissent sans voix, démonstration par l'absurde où peut mener la notion d'ennemi global, à détruire dans son entièreté. On ne s'attaque plus seulement au combattant armé qui vous fait face, mais on élimine aussi sa femme, sa mère, sa fille, ses grands-parents. La faiblesse ne constitue plus une protection, au contraire. Dans la désormais emblématique retraite de Boutcha ont été filmées les fusillades aveugles contre les militaires, les civils sans distinction d'âge ou de sexe, et jusqu'au bétail paissant dans les prés bordant la route des tanks. A quelle faille dans la tête correspond donc ce besoin irrépressible, ce plaisir, de prendre la vie à une femme, un enfant, une vache et son veau? Est-ce un simple hasard si le terme de débandade s'attache aussi bien à la retraite sans ordre de troupes armées et à une défaillance de la puissance masculine? Nancy Huston offre une ébauche de réponse.

 

Lu dans:
Nancy Huston. Infrarouge Actes Sud. 2010. 320 pages.

05 avril 2022

Le vélo blanc

 "Lorsque je circule en voiture sur des routes de campagne, je découvre parfois, accroché à un poteau électrique ou un muret de pierre, un petit bouquet de fleurs à demi fanées, nouées par un ruban. Il ne s'agit pas d'un monument. Il ne s'agit pas d'une tombe. Il ne s'agit que d'un amour et d'un chagrin immense. Là s'est brisée une vie. Un matin de printemps, peut-être. Quelqu'un, sur le bord de la route. Est-il signe plus poignant que celui-là?"

                            Jean-Michel Maulpoix



Chaque jour ou presque, je le croise. Attaché à un signal routier, au croisement de trois routes encombrées, un vélo entièrement repeint en blanc, avec un bouquet de fleurs séchées, est d'une infinie tristesse. Il raconte une histoire que je ne connais guère mais que je peux deviner. J'imagine le cycliste, son enfance, l'achat de son vélo et les rêves de routes infinies, sa mise en route pour partir au boulot le dernier matin, ceux qui le pleurent. On laisse si peu de choses, mais ce vélo blanc et ce bouquet me rappelle chaque matin la fragilité des choses.



Lu dans:
Jean-Michel Maulpoix. L'hirondelle rouge. Mercure de France. 2017. 128 pages

04 avril 2022

Un film pour mieux comprendre

 "Et moi, je suis qui moi déjà, moi."

                Anthont Hopkins dans The Father


 

On éteint l'écran, et longtemps la question bouleversante d'Anthony, l'acteur principal du merveilleux film The Father nous tourne en tête. Bouleversant d'émotion, d'empathie, entre force et fragilité, ce film unique en son genre sur la maladie d'Alzheimer dans lequel nous sommes spectateur et victime tour à tour, est bâti autour du talent exceptionnel d'Anthony Hopkins et de Florian Zeller pour le génie de sa mise en scène. La fiction pour saisir la réalité: il y a une dizaine d'années je découvrais ce qu'était la schizophrénie en visionnant le film Un homme d'exception, de Ron Howard. Médecin, je n'en avais approché que la description donnée dans nos cours de psychiatrie, et dans la rencontre de divers patients. Soudain, la magie d'un film me faisait pénétrer dans la peau d'un malade psychotique, enseignant universitaire, prix Nobel d’Économie en 1994, si proche de nous finalement. Une révélation qui longtemps après m'habite encore. Ce soir, le choc est similaire en découvrant la réalité de la démence d'Alzheimer par le biais de la fiction du film The Father. D'une sobriété et d'une précision médicale exemplaire, porté par une bande-son magnifique, voila un film qui fait du bien, ne serait-ce que par ses dix dernières minutes qui m'accompagneront sans aucun doute lors de mes prochaines consultations de patients déments.


Vu dans:
Un homme d'exception (A Beautiful Mind), film réalisé en 2001 par Ron Howard. Adapté du livre Un cerveau d'exception, la biographie de John Forbes Nash Jr. par Sylvia Nasar (1999).
The Father (Le Père),  film franco-britannique réalisé par Florian Zeller en 2020, Oscar 2021 du meilleur scénario pour Christopher Hampton et du meilleur acteur pour Anthony Hopkins.

02 avril 2022

Versant soleil, versant ombre

 "La juge a démissionné de son poste en février – lorsque les premiers articles de presse ont évoqué l’enquête – après un long parcours comme magistrate dont deux décennies à la Cour suprême du royaume où ils ne sont que 16 à siéger.

Outre un jambon de Noël et des boulettes de viande – mets traditionnel du réveillon suédois – elle avait dissimulé des saucisses et du fromage dans un cabas tissé en les recouvrant d’un autre sac, selon le journal suédois spécialisé Dagens Juridik."
        AFP
 

Vraie misère financière ou besoin impulsif de transgresser au terme d'un parcours exemplaire, avec une image de femme parfaite? L'être humain est un monde de comportements contradictoires.

 

01 avril 2022

Où sont les poissons?

 Il neige sur les arbres en fleurs. Blanc sur blanc, un 1er avril, cela surprend. Pas de poisson aujourd’hui, la pêche est remise à des temps meilleurs.