"Nous avons exagéré le superflu.
Nous n'avons plus le nécessaire."
Pierre-Joseph Proudhon
Un ami me fait découvrir un étonnant petit essai écrit par deux
philosophes qui s'interrogent sur notre capacité de penser dans un monde
saturé d’informations, où penser devient difficile non par manque mais
par excès. Faudra-il réapprendre à penser comme on marche dans une
montagne, d'un pas régulier qui n’obéit ni à l’horloge ni aux machines.
Aujourd’hui, les paroles pleuvent comme grêle d’été sur les toits de
tôle : elles font du bruit, beaucoup de bruit, mais ne mouillent rien.
Ce matin je me suis surpris du potentiel d'évocation de l'angelus dont
les notes me parvenaient de la collégiale proche: une volée d'images de
vacances des petits villages assoupis où les étapes du jour se succèdent
au son de leur modeste clocher. Ni opinion, ni info tonitruante, de la
pensée pure.
Lu dans:
Jean-Luc Nancy, Daniel Tyradellis. Qu'appelons-nous penser? Diaphanes Editions. 2013. 74 pages
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