"Y'a tant de vagues et de fumée
Qu'on n'arrive plus à distinguer
Le blanc du noir
Et l'énergie du désespoir (..)
Y'a tant de vagues et tant d'idées
Qu'on n'arrive plus à décider
Le faux du vrai
Et qui aimer ou condamner (..)
Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où les manchots s'amusent dès le soleil levant
Et jouent en nous montrant
Ce que c'est d'être vivant
Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
Tout seul avec le vent
Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Comme dans mes rêves d'enfant
Loin des regards de haine
Et des combats de sang
Retrouver les baleines
Parler aux poissons d'argent
Comme, comme, comme avant. "
Michel Berger
Que dire à nos enfants dans ce monde à feu et à sang que nous ne
comprenons plus, que nous ne reconnaissons plus? Dans un pays nordique
il y eut une fête, célébrant le coucher du soleil qui ne réapparaîtrait
pas pendant six longs mois. Les enfants s'en souviendront-ils; le
reconnaîtront-ils si nous les adultes ne leur racontions plus le soleil
en son absence? Nous sommes les garants de la lumière, qui devons la
faire vivre pour les plus jeunes quand règne l’obscurité. Car le soleil
va revenir, à un moment ou à un autre, c’est une certitude même si son
absence est longue. Tout comme la paix, la justice, le respect de
l’autre un jour reviendront si nous continuons d’entretenir les petites
flammes qui en restent.
Que de messages porteurs reçus ces derniers jours, pourtant marqués en
ce qui me concerne par une des plus tristes soirées de ma vie, un repas
d'amis soldé par une mauvaise dispute sur la légitimité de
l'intervention d'Israel et des EU en Iran et au Liban. Ce méchant
conflit se répand donc jusque dans nos rencontres amicales et cette
rupture de dialogue m'a profondémen perturbé. Et pourtant... Comme le
suggère un ami cher dans un mail nocturne, le moment n'est-il pas
propice pour élever le débat en respectant nos valeurs, nos croyances,
et ce qui donne sens à nos vies. Quand l'avenir est obscur, seul le
présent nous appartient et doit nous réjouir. Nous connaîrons ce
dimanche un chouette moment de convivialité familiale: un de mes fils
taille ses vignes, tout un symbole qui donne la vie et le fruit.
Lu dans:
Michel Berger. Le Paradis blanc. Album Ça ne tient pas debout.
1990.© Universal M B M Sarl
Il est où le soleil? Wajdi Mouawad. La
grande librairie. Mercredi 4 mars 2026.
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