"Dans une maison aux murs qui respiraient l'oubli,
je découvris un miroir ancien, au cadre noirci,
qui ne reflétait pas mon visage, mais un autre espace.
Un monde suspendu, où les ombres glissaient sans bruit."
Arno Pluquet
Deux de mes frères font revivre l'arbre généalogique auquel s'était
appliqué notre papa. Je les admire, n'ayant hérité ni de cette
méticulosité ni de ce respect des ancêtres qui furent pourtant l'humus
de nos vies. Amusante découverte nénmoins, chaque porte ouverte
débouchant sur la possibilité d'un prince ou d'un pendu. Si j'ai bien
retrouvé le pendu, par contre pas la moindre allusion à un prince. Si,
un équivalent, en sixième génération un ancêtre commun avec Eddy Merckx,
plutôt une bonne surprise. Ayant exploré les racines, il nous reste à
imaginer ce que sera la canopée, mais là la balle est dans notre camp.
Lu dans:
Arno Pluquet. Ce que la fatigue ne dit pas. UltraLetters. 2025. 88 pages. Extrait p.17
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