30 septembre 2026

Ma liste des choses géniales

 

"Être surpris par ce qu’est l’autre, c’est une des choses géniales que je préfère, avec aussi aimer cette personne avec qui je vis, les frissons de volupté, le miracle de tomber amoureux, mon chien, pleurer de joie, la complicité entre deux êtres et les cornetto." 
                    François-Michel van der Rest


Encore sous le charme du désopilant spectacle "La liste des choses géniales", au Public, je me surprends à réécrire ma propre liste. Et vous, quelle est la vôtre?

  • Se réveiller trop tôt et découvrir qu’on peut se rendormir.
  • Le petit bruit du bouchon qui annonce que le repas devient une fête.
  • Un patient qui dit : « Je viens juste vous dire que ça va mieux. »
  • Une librairie où personne ne vous demande ce que vous cherchez. Puisque vous l’ignorez.
  • Un chien qui vous accueille comme si vous reveniez de sauver l’humanité. Vous êtes allé chercher du pain.
  • Une vieille chanson dont le corps connaît encore toutes les paroles.
  • Un écureuil qui traverse le jardin avec l’air de posséder un portefeuille d’actions.
  • Un fou rire qui rend impossible l’explication de ce qui est drôle.
  • Le pain encore chaud qu’on ampute discrètement sur le chemin du retour.
  • Une consultation où l’on finit par parler du jardin.
  • La pluie, quand on vient juste de rentrer.
  • Entendre « tu te souviens ? » et retrouver à deux un monde disparu.
  • Fermer le journal, ouvrir la fenêtre.
  • Garder de la place pour demain. Il pourrait se passer quelque chose de tout à fait inutile et merveilleux.

Lu dans: 
"Toutes les choses géniales", un solo à plusieurs. Interview de François-Michel van der Rest. Le Public De Duncan MacMillan et Jonny Donahoe. Jusqu'au 31 octobre

"Toutes les choses géniales", un solo à plusieurs. Interview de François-Michel van der Rest. Le Public. De Duncan MacMillan et Jonny Donahoe. Jusqu'au 31 octobre

1 commentaire:

gilda_f a dit…

En tant qu'ancienne libraire, je me dois d'attirer l'attention sur une chose géniale en voie de disparition : quand on est simple salariée d'une librairie on nous oblige généralement à aller vers les clients pour les solliciter. J'avais plus d'une fois tenté d'infléchir les consignes patronales, car en tant que lectrice j'achète davantage si l'on me fout paix, mais je n'ai jamais été écoutée.