"Je viens je ne sais d'où. Je suis je ne sais qui. Je mourrai je ne sais quand. Je vais je ne sais où. Je m'étonne d'être aussi joyeux.»
Épitaphe de Martinus von Biberach
C’est comme si l’on s’éveillait d’un profond sommeil dans un
train en marche. On ne se souvient ni de l’endroit où on l’a pris,
ni du jour, ni de l’heure. On ignore sa destination et le moment
où il faudra descendre. Et pourtant, malgré toutes ces
incertitudes, on s’y sent étrangement bien.
Peut-être est-ce cela, vivre : avancer vers l’inconnu tout en
goûtant la joie du voyage.
Lu dans:
Clément Rosset. Loin de moi. Les Éditions de Minuit. 1999. 96
pages. Exergue
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