samedi, mars 12, 2016

La vie en radeau immobile


"Une fille et un garçon
au bord du ruisseau et dans la forêt
d'abord ils sont jeunes ensemble
puis ensemble ils sont vieux.
Dehors les années s'étendent
et ce qu'on nomme la vie 
l'être-ensemble     habite dedans
qui ne connaît ni la vie       ni les ans."
        Hannah Arendt

Amusant clin d’œil aux années qui passent, hier soir à la caisse du cinéma Vendôme: Marie-France me souffle de demander la réduction senior. J'avais complètement zappé ce détail, dans ma tête j'étais au même endroit 45 ans plus tôt faisant la file pour découvrir Le Messager (The Go-Between) de Joseph Losey. Où en sommes-nous sur le sentier de notre existence, semblables et différents dans notre relation à nos proches, mais aussi dans notre relation au temps? Passagers d'un radeau en apparence immobile sur un fleuve dont ce seraient les berges qui se déplacent. Tout ceci n'est évidemment qu'illusion pure, mais cela aide à vivre. 



Lu dans:
Hannah Arendt. Heureux celui qui n'a pas de patrie. Poèmes de pensée. Rassemblés par Karin Biro. Payot. 240 pages. 2015. Extrait p.159

1 Comments:

Anonymous Tania said...

Heureux celui qui n'a pas d'âge.

12.3.16  

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