19 mars 2011

Taper sa pipe

« Pourquoi aurais-je peur de la mort, moi qui dors si bien ? »
Florence Gould
Ranger soigneusement ses lunettes, taper sa pipe encore chaude sur le bord du cendrier et la déposer doucement au creux de la rigole, placer un signet dans le livre qu'on interrompt pour en reprendre la lecture un jour meilleur. Se souvenir qu'on se disait adolescent que la vie était à prendre, adulte qu'elle était belle, et enfin qu'elle passait vite. Ecrire deux lignes sur un PostIt pour se souvenir de la journée, éteindre la lampe. On devrait partir ainsi.

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