« Il aimait les cloches. Elles étaient pour lui comme des êtres vivants ; il les caressait, leur parlait, les comprenait. Dans ce vaste édifice, il n’y avait rien qui ne fût vivant pour lui : les cloches, les pierres, les poutres, les monstres de pierre sculptés aux corniches. Il semait la vibration dans l’air comme le laboureur sème le grain dans la terre. »
Victor Hugo
A la recherche d'une note d’espérance pour passer une année sinistre, il m’a fallu aller jusqu’à la dernière page du Soir, dans La Petite Gazette loin des fracas de l'actualité, pour dénicher cette pépite décrivant le renouveau des carillons. Nous ne changerons sans doute pas la marche du monde à notre insignifiante échelle, mais quel bonheur d'imaginer le pied-de-nez qu'envoient aux puissants ces jeunes carillonneurs, suspendus à leur corde, soucieux de faire sonner ce qui nous relie, une cloche à la fois, une voix à la fois dans la cacophonie ambiante. Accorder nos vies à une mélodie plus lente, plus juste, et profondément humaine constitue un beau programme pour 2026.
Lu dans:
Manon Hilaire. A Birmingham, les jeunes sonneurs de cloches ont
fait vibrer Noël. Le Soir. lundi 29 décembre 2025.
Victor Hugo; Livre II, chapitre III de Notre-Dame de Paris.
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