15 février 2020

Bucoliques


"Prends ta flûte et chante (..)
As-tu comme moi fait de la forêt ta demeure     désertant les palais
suivi les rivières et escaladé les rochers
t’es-tu purifié de leur parfum et imprégné de lumière
as-tu bu le nectar de l’aube dans des coupes sans corps

T’es-tu comme moi posé le soir dans les bras de la vigne
caressé par des grappes mordorées
t’es-tu la nuit couché sur l’herbe et couvert du ciel
oubliant le passé et ignorant le futur

Prends ta flûte et chante
et oublie un moment les maux d'ici-bas et leurs remèdes
car les hommes ne sont que sont des lignes
écrites avec de l’eau."
                Aaatini Jenna, sur un texte de Khalil Gibran et une musique des Frères Rahabani


On croit relire Virgile et son berger Tityre, "mollement étendu sous l'ombre d'un hêtre, jouant du pipeau qu'accompagne le murmure de l'eau". Et on n'a aucune peine à s'imaginer nous-même au bord d'un ruisseau semblable, dans les bras d'une même vigne. L'être humain aurait-il si peu changé en tant de siècles? 

Lu dans:
Virgile - Les Bucoliques - Eglogue I. Mélibée et Tityre. 39 av.JC

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