01 décembre 2008

Une solitude branchée

"Tu te plains de la solitude. Qu'appelles-tu être seul ? Est-ce être hors du commerce des hommes, ou être dénué de tout secours ? Eh ! pense que très souvent on n'est pas moins seul au milieu de Rome, au milieu de ses parents, de ses amis, de ses voisins, et d'une foule d'esclaves. Ce n'est pas la vue d'un homme qui rompt la solitude, c'est la vue d'un homme vertueux, fidèle, secourable."
Entretiens, Livre III, XXII. 

Me revient l'expression "une solitude branchée" de ce promeneur de chien noctambule, rencontré par hasard il y a quelques années, travaillant la nuit et dormant le jour. Au terme de ses vacances, aucun de ses colocataires d'immeuble ne s'était inquiété de l'abandon de son appartement durant trois semaines, mais un correspondant de Singapour lui avait envoyé une dizaine de mails alarmistes. La solitude a changé de visage, comment négocierons-nous cette mutation dans l'avenir? 
  

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