vendredi, juillet 07, 2017

Goupil en disgrâce

"En floréal de l’an II [de la Révolution française], un perroquet fut même condamné à la guillotine pour s’être obstiné à chanter « Vive le Roi ! »
                Chronique révolutionnaire  

Si on ne tranche plus aujourd'hui les perroquets politiquement incorrects, l'élimination des "malfaisants et nuisibles" demeure la règle. Gaffe à ne pas figurer soi-même un jour dans la liste des insectes rongeurs et piqueurs à la mine douteuse, de l'innocente souris disputant sa croûte de fromage à l'homme, de ces innombrables "animaux prédateurs nuisibles à la chasse", du renard qui mange les poules que vous engraissez pour les cuire au pot. La malfaisance ne serait-elle qu'un partage inégal d'un territoire au mauvais endroit, au mauvais moment? Un prédateur grugé est impitoyable pour celui qui le vole.

Lu dans:
William Bourton. Quand les animaux passaient en procès. Le Soir 7 juillet 17. Extrait p.18

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