vendredi, octobre 21, 2016

Tiercé gagnant

"A treize ans, j'employais à l'achat de livres l'argent que mes parents m'allouaient pour des cours de natation, de danse, de tennis. A dix-huit ans, je ne savais toujours pas nager, ni danser, ni jouer au tennis. A l'égard de tous les records d'adresse ou de vitesse, j'en suis demeuré inébranlablement au point de vue du shah de Perse qu'on voulait persuader d'assister à un derby et qui répondit avec sa sagesse d'Orient : « A quoi bon? Je sais bien qu'un cheval peut courir plus vite qu'un autre. Il m'est indifférent de savoir lequel."
        Stéphane Zweig.


Lu dans:
Stéphane Zweig. Le monde d'hier. Le Livre de Poche 14040. Traduction Serge Niémetz. Souvenir d'un Européen. Belfond 1942. 511 pages. Extrait p.79

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